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Architecture de l'ordinateur>Disque
Dur (HDD) Le disque dur
est l'organe du PC servant à conserver les données de manière permanente, même
lorsque le PC est hors tension, contrairement à la
mémoire vive, qui s'efface à chaque redémarrage de l'ordinateur, c'est
la raison pour laquelle on parle de mémoire de masse.

Un disque dur est constitué de
plusieurs disques rigides en métal, verre ou en céramique appelés plateaux et
empilés les uns sur les autres avec une très faible distance d'écart.
Les plateaux tournent autour d'un axe (entre 4000 et 15000 tours par minute)
dans le sens inverse des aiguilles d'une montre.
Les données sont stockés sur le disque dur sous forme analogique sur une fine
couche magnétique de quelques microns d'épaisseur recouverte d'un film
protecteur. Un DSP (digital signal processor) se charge de la conversion des
données analogiques en données numériques compréhensibles par l'ordinateur (0 ou
1, les bit).
La lecture et l'écriture se
font grâce à des têtes de lecture/écriture situées de part et d'autre de chacun
des plateaux et fixées sur un axe. Ces têtes sont en fait des électroaimants qui
se baissent et se soulèvent (elles ne sont qu'à 15 microns de la surface,
séparées par une couche d'air provoquée par la rotation des plateaux) pour
pouvoir lire l'information ou l'écrire.
Cependant, les têtes ne
peuvent se déplacer individuellement et seulement une tête peut lire ou écrire à
un moment donné. Un cylindre correspond donc à l'ensemble des données situées
sur une même colonne parmi tous les plateaux.
L'ensemble de cette mécanique
de précision est contenue dans un boitier totalement hermétique, car la moindre
particule peut détériorer l'état de surface du disque dur.
Les données d'un disque dur
sont inscrites sur des pistes disposées en cercles concentriques autour de l'axe
de rotation. Leur nombre varie en fonction du type de matériaux utilisés pour
les plateaux et la couche magnétique. En simplifiant, le disque dur s'organise
en plateaux, cylindres et secteurs. On appelle cylindre l'ensemble des pistes
réparties sur les faces de chaque plateau et situées à la même distance de l'axe
de rotation. Chaque piste est numérotée. La numérotation débute par 0 et
commence à l'extérieur du plateau. Les pistes sont à leur tour divisées en
petites portions appelées secteurs. Leur nombre est déterminé en usine lors
d'une phase appelée formatage physique. La numérotation des secteurs, elle,
débute à 1. Cette organisation permet à l'ordinateur de localiser sans ambiguïté
une zone du disque. L'adresse sera du type : Plateau 1 face intérieure, Cylindre
(piste) 4 , secteur 12.
On appelle cluster la zone
minimale que peut occuper un fichier sur le disque. Le système d'exploitation
utilise des blocs qui sont en fait plusieurs secteurs (entre 1 et 16 secteurs).
Un fichier minuscule devra donc occuper plusieurs secteurs (un cluster, taille
minimum gérée par Windows).
Un disque dur se différencie
par :
-
Sa capacité en Go
-
Sa densité en Go par plateau
-
Sa vitesse de rotation en tours minutes
-
Son temps d'accès exprimé en millisecondes
-
Son interface, IDE, SCSI ou SATA
-
Son taux de transfert moyen exprimé en Mo par seconde
Vitesse
angulaire et vitesse linéaire :
Quand on dit qu´un disque
tourne à 5400 trs/min on parle de vitesse angulaire (1 tour = 1 angle de 360 °),
cette vitesse est par définition constante. Par contre la vitesse linéaire varie
en permanence en fonction de la position des têtes de lecture/écriture du disque
par rapport à son centre. Plus les têtes s'éloignent du centre, plus la vitesse
linéaire augmente. Plus la vitesse linéaire est grande, plus le débit est
important.
Une donnée située prés du centre du disque dur va donc être lue moins vite
qu'une donnée située au bord. C'est ainsi que le débit maximum du media du
bigfoot est quasi le même que celui de disques durs tournant à 7200 tours tout
en tournant 2 fois moins vite.
Ce qui est dommage, c'est que l'on ne fait plus de disques durs 5 pouces 1/4 à
cause d'un problème d'inertie.
La densité
d'informations :
La densité est la quantité
d'informations que vous pouvez stocker sur une surface donnée. Elle n´influence
que le débit du disque. Il ne faut pas se leurrer : un disque dur avec une très
grande densité et une vitesse de rotation plus faible ira généralement plus vite
qu'un autre qui a 10 ans et qui tourne à 7200 tours par minute.
Le temps
d'accès :
C'est le temps moyen que
mettent les têtes de lectures pour se déplacer sur les plateaux du disque dur.
La faible évolution du temps d'accès entre les années 90 et nos jours est un
problème d'inertie(énergie que vous devez dépenser pour arrêter un objet en
mouvement).
Énergie cinétique = 1/2*[Masse * (Vitesse)²]
En augmentant légèrement la
vitesse, l'inertie augmente de manière exponentielle, rendant la maîtrise de la
mécanique difficile. On pourrait fabriquer des disques plus petits pour diminuer
la masse des plateaux et des têtes, mais la vitesse linéaire diminuerait. Bref,
c'est l'impasse. Il vaut mieux alors se tourner vers les disques durs SCSI qui
offrent des temps d'accès de 3 ms pour certains.
Il existe trois interfaces
pour disques durs : l'interface IDE, SATA et SCSI.
L'interface
IDE :
L'IDE est
une interface qui permet de connecter jusqu'à 4 unités simultanément ( disque
dur, lecteur cd, etc...). l'IDE a beaucoup évolué depuis quelques années, son
débit ou taux de transfert n'a cessé d'augmenter. En effet, au à ses débuts,
l'IDE était d'une lenteur ridicule face au SCSI.
Spécificités
de L'IDE :
-
Vitesse de rotation maximale : 7200 tours.
-
Taux de transfert Maximum : 133 Mo par seconde.
-
Taux de transfert jusqu'à 60 Mo par seconde pour le disque le plus rapide
-
Temps d'accès de 8 ms pour le disque le plus rapide
-
Nombre maximum de périphériques gérés : 4 sans carte contrôleur
Avantage pour les disques durs
IDE, ils coûtent bien moins cher à capacité égale que leurs homologues SCSI.
Sachez que 150 MO par seconde suffisent largement pour toutes les applications.
leur principal inconvénient est l'instabilité de leur taux de transfert et leur
temps d'accès bien trop important, ce qui limite leurs performances.
Le SATA :
L'interface SATA (pour
Serial ATA) est une évolution de l'IDE. La transmission des données se
fait par un bus série et non parallèle, ce qui explique les faibles dimensions
des nappes de ces disques durs. Le débit maximum que peut atteindre cette
interface est de 150 Mo par seconde pour le moment. De nouvelles verisons sont
prévues avec des débits de 300 et 600 Mo par seconde.
L'interface
SCSI :
L'histoire du SCSI commence en
1965. Le SCSI est une interface qui permet la prise en charge d'un nombre plus
important d'unités (disques durs,
CD-ROM, etc..., que l'IDE).
Elle est surtout utilisée pour sa stabilité au niveau du taux de transfert.
C'est un adaptateur SCSI (carte adaptatrice sur un emplacement PCI ou ISA) qui
se charge de la gestion et du transfert des données.
Le processeur central est alors déchargé de toute commande, ce qui lui permet de
s'atteler à une autre tâche simultanément. Le
processeur ne fait que dialoguer avec la carte SCSI. Ainsi chaque
contrôleur SCSI a ses propres caractéristiques, le BIOS du PC n'a donc aucune
emprise sur l'interface SCSI, car elle possède elle-même son propre BIOS.
Il est toutefois possible d'optimiser l'adaptateur en faisant évoluer le bios de
la carte SCSI.
Ce tableau récapitule les
principales normes SCSI actuelles avec leur débit.
|
Norme |
Débit |
|
Ultra Wide SCSI-2 |
40 Mo/sec |
|
Ultra2 Wide SCSI |
80 Mo/sec |
|
Ultra3 SCSI |
160 Mo/sec |
|
Ultra320 SCSI |
320 Mo/sec |
La différence principale entre
l'IDE et le SCSI, est que le SCSI a besoin d'une carte pour fonctionner. Cette
carte dialogue avec le processeur, ce qui économise les ressources par rapport à
L'IDE. D'autre part, le SCSI peut gérer jusqu'à 7 périphériques au lieu de 4
pour l'IDE. Mais il y a d'autres différences : le SCSI ne communique pas par le
schéma maître-esclave mais par des numéros différents attribués à chacun des
périphériques. Il faut ensuite fermer la chaîne par une "prise", pour indiquer à
la carte qu'il n'y a plus de périphérique connecté.
Le mode bloc
des disques durs :
Le mode bloc et le transfert
32 bits permettent d'exploiter un disque dur à son maximum. Le mode bloc
consiste à effectuer des transferts de données par bloc, c'est-à-dire par
paquets de 512 octets généralement, ce qui évite au processeur d'avoir à traiter
une multitude de minuscules paquets d'un bit. Le processeur a alors plus de
temps pour effectuer d'autres opérations plus importantes.
Ce mode de transfert des
données n'a une véritable utilité que sous DOS car Windows 95, 98, ME et Windows
NT, 2000, XP utilisent leur propres
pilotes de disque dur.
Une option du
BIOS (IDE HDD block mode ou Multi Sector Transfer, ...) permet
souvent de déterminer le nombre de blocs pouvant être gérés simultanément. Ce
nombre se situe entre 2 et 32. Si vous ne le connaissez pas, plusieurs solutions
s'offrent à vous:
-
consulter la documentation de votre disque dur
-
Effectuer quelques tests simples afin de déterminer ce nombre :
-
exécuter scandisk sur votre ordinateur pour éliminer les erreurs
-
augmenter progressivement le nombre de blocs puis faire une copie et
lancer scandisk
-
Si des erreurs apparaissent remettre la valeur précédente, sinon
continuer en mettant une valeur plus élevée.
Si toutefois des erreurs plus
importantes apparaissent, désactivez le mode Bloc dans le
Bios.
Le mode 32
bits des disques durs :
Le mode 32 bits est par
définition le mode qui permet d'exploiter les données deux fois plus rapidement
que le mode 16 bits. En réalité, les données voyagent sur 16 bits et se sont
deux mots de 16 bits qui sont assemblés en un double mot de 32 bits. Les gains
en performances sont alors presque insignifiants.
Le mode
RAID (option dans le
bios):
Le RAID est une fonction
proposée par certaines cartes mères. Elle ne sert que si on possède deux disques
durs au minimum (les mêmes par exemple).
Il existe plusieurs modes RAID. Voici les plus courants :
-Le mode RAID 0 : c'est le mode "performances". En effet, il permet de lire et
d'écrire sur les deux disques en même temps.Vous disposerez de toute la taille
des deux disques avec ce mode. Par contre, si un disque rend l'âme, toutes les
données sont perdues.
-Le mode RAID 1 : c'est un peu l'inverse du 0. Ce mode permet de dupliquer le
contenu du disque 1 sur le disque 2. Vous n'aurez par contre que la capacité
d'un disque sur les deux. Ce mode a un avantage : si un des disques rend l'âme,
il n'y a pas de perte de données. Il n'y a par contre aucun gain de
performances.
Quel disque dur
choisir ?
Capacité : elle s'exprime en
Go. Un disque de 40 Go est un minimum aujourd'hui. Pour du stockage vidéo,
prenez au moins 80 Go, l'histoire d'être tranquille.
Vitesse de rotation : si vous
faites du stockage pur, vous pouvez prendre un disque dur de 5400 tours à très
forte capacité (au moins 160 Go). Si vous faites du montage Vidéo, un disque dur
IDE à 7200 tours ou un disque SATA à 10000 tours s'impose.
Temps d'accès : visez le plus
bas possible. Un bon disque dur fait des temps d'accès inférieurs à 10
millisecondes. Pensez à rajouter 3 millisecondes aux données souvent fausses
communiquées par les constructeurs.
Interface : IDE, SCSI ou SATA
?.
Le SATA ne fait pas progresser les performances des disques durs par rapport à
L'IDE pour un même disque, cependant il dispose de fonctions comme le hot-plug
(branchage/débranchage à chaud) et des disques durs tournant à 10000
tours/minute existent en SATA. Le SCSI n'est vraiment qu'à réserver aux mordus
de montage vidéo ou de performances extrêmes.
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